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Communiqué de presse du 3 juin 2016

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POUR LA SCOLARISATION DE TOUS LES JEUNES !

La FCPE a toujours défendu une éducation de qualité pour tous les enfants dès l’âge de deux ans et au-delà de 16 ans dans la mesure où le jeune le souhaite.

Les politiques de l’Education nationale doivent garantir l’égalité d’accès au savoir sur l’ensemble du territoire national pour tous les enfants et les jeunes, quels que soient leurs origines, leur culture, leur vécu et leur environnement social.

Chaque année, la FCPE des Hauts-de-Seine est saisie de la situation d’enfants et de jeunes bloqués dans l’accès à la scolarité.

De nombreux jeunes étrangers, souvent isolés, arrivent chaque année en France. Ces jeunes veulent aller à l’école. Leur permettre de le faire est la meilleure garantie de leur intégration future.

Ceux qui ont moins de 16 ans à leur arrivée passent des tests de niveau dans les CIO (Centre d’Information et d’Orientation). La plupart peuvent reprendre une scolarité normale.

Les plus de 16 ans attendent de longs mois, parfois en vain, avant qu’une place correspondant à leur niveau et à leur souhait ne soit trouvée, au motif que la scolarité n’est plus obligatoire pour eux.

D’autres jeunes, considérés trop âgés ou d’un niveau scolaire insuffisant, se voient refuser par l’Education nationale tout espoir de reprise d’études.

Pour les jeunes isolés s’ajoute la nécessité d’un hébergement et d’un accompagnement social. Cette mission incombe à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) qui doit protéger et soutenir les jeunes jusqu’à 21 ans.

Dans les faits, tous ne bénéficient pas de cette protection ou seulement de façon temporaire et partielle.

Des examens médicaux et des tests osseux controversés sont utilisés pour estimer l’âge de ces jeunes et exclure certains de ces dispositifs.

La FCPE des Hauts-de-Seine, réunie en Congrès à Nanterre le 28 mai 2016, demande que tous les jeunes étrangers, mineurs comme majeurs, qui veulent être scolarisés en France :

- voient leur niveau scolaire, leurs compétences et leur maîtrise du français évaluées sans retard et dans des conditions appropriées ;

- soient scolarisés dans une formation correspondant à leur niveau et à leur souhait d’orientation ;

- bénéficient réellement du soutien matériel, éducatif et psychologique de l’Aide Sociale à l’Enfance ;

L’éducation est un droit pour tous ceux qui souhaitent commencer leur scolarité ou poursuivre leur formation initiale, y compris pour les jeunes étrangers récemment arrivés sur notre territoire.

La FCPE 92 exige que la Direction départementale de l’Éducation nationale se mobilise pour rendre effective la scolarisation de tous.

Texte adopté au 52ème congrès de la FCPE 92 - Samedi 28 mai 2016 - Nanterre

Contact Presse : 06 71 01 41 40