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Affectations dans les lycées

Affectations dans les lycées

 

Chaque année, en juillet et fin août ou début septembre, le directeur académique réunit tous les proviseurs des lycées généraux et polyvalents afin d'essayer de trouver une solution pour tous les élèves qui n'ont pas trouvé une place dans leur établissement de proximité et/ou dans la filière qu'ils souhaitaient.

Ces réunions portent le doux nom de "commissions d'ajustement", d'abord parce qu'elles visent à comparer les demandes non satisfaites avec les places disponibles dans les établissements, mais aussi parce qu'elles peuvent aboutir à des décisions d'ouverture de sections en fonction du nombre d'élèves sans affectation, pour ajuster le nombre de classes au nombre d'élèves.

Cette année, une seule commission s'est tenue avant la fin de l'année scolaire, le 03 juillet, pour traiter des cas de non-affectation ou de recours d'affectation en 2nde GT et en 1ère GT. La situation des élèves de terminale n'ayant pas obtenu le baccalauréat et souhaitant redoubler, qui était abordée les années précédentes vers la mi-juillet ne sera traitée cette année que début septembre.

Lors de la commission du 03 juillet 2014, 926 dossiers étaient recensés par les Services Académiques, dont 192 concernaient des révisions d'affectation. A l'issue de cette commission, la direction académique reconnaissait que globalement environ 200 élèves étaient sans affectation, malgré l'ouverture d'une division de 2nde au Lycée Newton, dans le bassin de Gennevilliers. Le DASEN envisageait l'ouverture de quelques divisions de 2nde supplémentaires, mais seulement en septembre, si les déménagements et les départs vers le privé ou d'autres départements n'ont pas suffisamment fait baisser le nombre d'élèves sans affectation. Comment pourrions-nous être satisfaits d'une telle situation qui révèle la pénurie de moyens accordés à l'école publique et qui fait croire aux familles que c'est à elles de trouver une solution pour leur enfant, alors que c'est au service publique d'offrir à chaque jeune un établissement le plus proche possible de son domicile pour la filière qu'il a choisie.

La situation est particulièrement grave pour les élèves affectés en 1ère STMG ou ayant choisi cette filière. Une cinquantaine de demandes n'était pas encore satisfaite à la fin de la commission du 03 juillet. Soit l'équivalent de deux classes que le directeur académique ne veut pas ouvrir. Les responsables de la DASEN font mine de croire qu'il ne restera plus guère d'élèves de 1ère STMG non affectés début septembre et qu'une solution sera facilement trouvée pour les quelques élèves en difficulté à ce moment-là. Il n'empêche que pendant tout l'été les familles vont vivre dans l'incertitude concernant l'établissement fréquenté par leur enfant l'année prochaine. La prochaine commission d'ajustement se tiendra le jeudi 4 septembre 2014.

Au-delà des non-affectations en 1ère STMG, nous avons également noté d'autres anomalies telles que des élèves ayant obtenu leur passage suite à appel qui ne sont pas affectés dans leur lycée de secteur, faute de places, ou encore un traitement partiel des recours d'affectation formulés par les familles.

Outre des classes chargées de 36 élèves ou plus, y compris en 2nde, tout cela prouve à quel point il manque des places dans de nombreux établissements, pour accueillir tous les élèves habitant à proximité, sans parler d'offrir des conditions d'apprentissage permettant à tous les jeunes de progresser et de réussir leurs examens.

Pour la filière professionnelle, la commission d'ajustement pour les jeunes restant sans solution ne se tiendra que bien après la rentrée scolaire, à la fin de la troisième semaine de cours. Elle est organisée en double bassin :

  • Bassins de Gennevilliers et Neuilly : le jeudi 18 septembre matin
  • Bassins de Boulogne et Nanterre : le jeudi 18 septembre après-midi
  • Bassins de Vanves et Antony : le vendredi 19 septembre

Que feront les jeunes qui n'ont pas déjà trouvé une place, entre la rentrée scolaire et le 22 septembre ? Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'un traitement si tardif des cas de non-affectations en filière professionnelle.

Nous ne manquerons pas d'interpeller le Directeur Académique sur tous ces points.