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Intervention de la FCPE 92 au Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN) du 19 octobre 2017

Intervention de la FCPE 92 au Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN) du 19 octobre 2017

Ce CDEN est le 1er qui suit la rentrée, c'est donc le moment d'en faire un bilan préliminaire,

Affectations des élèves

Madame la directrice académique, le 21 septembre lors de notre rencontre vous avez annoncé que 108 élèves n'étaient toujours pas affectés et que vous aviez dû étudier 557 cas lors des dernières commissions d'ajustement. Aujourd'hui à la veille des vacances de la Toussaint, Mehdi redoublant STMG de lycée Maupassant n'est toujours pas affecté. Deux élèves ayant échoués au Bac au lycée Professionnel Léonard de Vinci de Bagneux ont été affectés jeudi dernier le premier dans le 15e arrondissement de Paris et le second dans le 12e tout juste à la veille des vacances.

La FCPE 92 dénonce le fait que des élèves puissent être contraints d'attendre une place pendant près de deux mois ou bien d'accepter une filière qu'ils n'ont pas choisie. La FCPE 92 exige de l'État un plan d'urgence afin de trouver des locaux et les moyens humains pour que les jeunes du 92 puissent préparer l'avenir qu'ils ont choisi dans des conditions décentes !

Postes pourvus / Remplacements

En second lieu, nous déplorons un important manque d'enseignants dans de nombreuses disciplines. La FCPE 92 ne peut pas accepter pour seule réponse qu'il y a une pénurie nationale. Les élèves et leurs familles sont en droit de bénéficier d'un service public d'éducation avec des enseignements de qualité dispensés par des professeurs en nombre suffisant et correctement formés.

Concernant l'affectation des professeurs dans les classes, nous constatons que là aussi l'histoire se répète.

  • La situation de l'IEM Claire Girard de Sèvres
  • La situation de l'école Paul Bert d'Issy les Moulineaux qui subit une valse de remplacement depuis le début de l'année pour une classe de CE1
  • Professeurs de Laboratoire et de Physique Chimie au Lycée Genevoix
  • professeur de philosophie, qui n'est pas venu depuis la rentrée et deux professeurs de mathématiques (17 classes impactées dont une TES avec spécialité math) et aussi un professeur d'Eco gestion et de management des organisations (1 classe de Terminale impactée coef 5 + coef 5) au lycée Albert Camus de Bois Colombes.

Nous pourrions donner d'autres exemples !!!

L'organisation des mi-temps complémentaires des enseignants stagiaires dans les écoles soulève également des difficultés. À l'école Voltaire d'Asnières, une enseignante titulaire contrainte par vos services de partager son temps entre deux écoles a demandé un changement d'affectation, qu'elle a obtenu... le 05 octobre. Les élèves d'une classe de CM2 se retrouvent donc un mois après la rentrée avec pour la moitié du temps scolaire une enseignante stagiaire et pour l'autre moitié... personne. Pourtant, un enseignant pourrait être à mi-temps sur sa classe et à mi-temps dans la même école, en renfort pour ses collègues. Mais pour cela encore faudrait-il que les postes soient tous pourvus...

Pour lutter contre les inégalités scolaires, pour que le service public d'éducation garantisse à tous les élèves la continuité pédagogique, nous exigeons le recrutement de remplaçants formés en nombre suffisant pour assurer les remplacements dès la première heure.

Contrats aidés / Encadrement pérenne / Nombre d'adultes

Troisièmement La FCPE 92 a été alertée sur le fait que les personnels actuellement en contrats aidés effectuant par exemple des missions d'aide à l'intendance, mais surtout d'aide à la vie scolaire, notamment des missions de surveillance au sein des établissements, ne verraient pas leurs contrats renouvelés lorsque ceux-ci arriveront à échéance tout au long de l'année scolaire.

Cela représente autant d'adultes qui ne seront plus présents dans les établissements. Les impacts sont bien réels pour les élèves, la fluidité de la communication parents-école et le fonctionnement au quotidien de l'école, au-delà des tâches d'appui administratif "pur".

Les personnes en place sont ravies de leur emploi. Les équipes enseignantes et éducatives apprécient et soulignent la qualité du travail. Leur absence va bouleverser le quotidien des élèves.

  • Plus de permanence téléphonique
  • Plus d'accompagnement aux sorties, au gymnase
  • Fin de l'activité BCD,

Madame la directrice académique, la FCPE 92 vous demande quelle solution va être mise en place afin de pallier à la disparition de ces adultes effectuant ces missions dans les établissements de notre département.

Bien entendu, pour la FCPE, de vrais besoins administratifs, d'encadrement ou d'accompagnement pédagogique doivent correspondre à de vrais emplois et la reconnaissance des métiers.

UP2A

En quatrième point, parlons des élèves étrangers non parfaitement francophones placés en UPE2A en collège et en lycée. Ces jeunes sont supposés y passer au maximum 12 mois, pas forcément de début septembre à fin juin, en fonction de leur date d'arrivée. Force est de constater que cette durée maximum est trop rigide : certains ont besoin de moins, d'autres de plus. Pour bénéficier d'une orientation correspondant à leur choix, ils doivent pouvoir finir l'année scolaire en UPE2A et à leur niveau scolaire sans que cela soit conditionné par leur maîtrise du français. Pour tous, les services départementaux doivent permettre un appui en français par des enseignants spécialisés au-delà de leur période en UPE2A et quel que soit leur établissement d'affectation.

Refus de scolarisation

Concernant les familles hébergées, pas forcément étrangères, elles se heurtent à de grosses résistances de la part de certaines municipalités lorsqu'elles demandent la scolarisation de leurs enfants.

Madame la directrice académique, la FCPE 92 vous demande, d'intervenir au plus vite en direction des maires des quelques communes concernées, chaque fois que vous serez avertie, afin que la scolarité de ces enfants de familles hébergées ne soit plus retardée par des formalités administratives illégales.

Rythmes scolaires

Concernant maintenant les rythmes scolaires, La FCPE 92 dénonce les pressions qui s'exercent depuis plusieurs semaines sur la communauté éducative autour du projet de retour (ou pas) à la semaine de 4 jours pour les élèves des écoles primaires.

Malgré de nombreux avis défavorables à la semaine de quatre jours, malgré l'absence d'un bilan sérieux de la réforme de 2013/2014, malgré le besoin de temps pour débattre de ce sujet, on constate de nombreuses pressions en vue d'une décision précipitée.

La FCPE 92 le dénonce : dans ce projet et cette précipitation, l'intérêt supérieur des enfants n'est certainement pas pris en compte. La FCPE défend le droit à la réussite scolaire de tous, et réaffirme qu'il doit rester la pierre angulaire de nos politiques éducatives.

Budget de fonctionnement des collèges

Venons-en maintenant au sujet principal de notre CDEN qui concerne le budget de fonctionnement des collèges.

Comme l'année passée et depuis plusieurs années, nous constatons une stabilité des taux par élève, sans prise en compte de l'augmentation des coûts liés aux dépenses d'enseignement ou d'administration. Nous sommes toujours interrogatifs concernant les critères retenus pour la détermination des tranches de CSP (source Éducation nationale).

Nous remarquons également une très forte augmentation de l'écrêtement des
dotations touchant 65 collèges pour un montant de plus de 2 millions d'euros. L'année passée 11 collèges étaient impactés pour un montant de 278 815,16 €. Nous pensons que cela est dû au transfert au Conseil départemental des dépenses de chauffage et de viabilisation, mais nous nous interrogeons sur la communication adressée aux établissements concernant le fléchage des dotations de l'année passée. Nous ne souhaitons pas que cet écrêtement puisse engendrer dans certains établissements une baisse drastique des crédits pédagogiques pour reconstituer des réserves, ou encore l'annulation de projets pédagogiques non pris en compte par cet écrêtement.

Pour ces raisons la FCPE 92 se prononcera contre le projet de DGF.

Enfin, nous demandons aux services de l'Éducation nationale :

  • de rappeler les bonnes pratiques concernant les voyages scolaires qui doivent favoriser des voyages de classe entière, dont les frais des accompagnateurs doivent être pris en charge par le budget de l'établissement, dont l'équilibre budgétaire ne doit pas dépendre uniquement en recette de la contribution des familles,
  • de rappeler les bonnes pratiques concernant l'attribution des fonds sociaux et les demandent à adresser aux services du rectorat pour abonder les fonds disponibles dans les établissements. Trop de familles se voient encore refuser des aides au prétexte de l'insuffisance des fonds disponibles. Un état pourrait d'ailleurs être fourni au CDEN sur les enveloppes attribuées et distribuées par établissement.
  • de rappeler aux services administratifs l'aide à l'instruction des dossiers de bourse ou de quotient familial pour la restauration, notamment pour les familles éloignées des pratiques informatiques.
  • de rappeler aussi les textes précisant l'ouverture des « espaces parents » dans les établissements et d'inventorier les obstacles existants (manque d'espace, accessibilité des lieux et gardiennage, désignation d'un adulte relais...)

 

Merci pour votre attention.