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Intervention de la FCPE Ile-de-France au Conseil Inter-Académique de l'Education Nationale Ile-de-France du 11 septembre 2017

LOGOCRIDFDepVertIntervention de la FCPE Ile-de-France au Conseil Inter-Académique de l'Education Nationale Ile-de-France du 11 septembre 2017

 

Madame la Vice-Présidente, madame la Rectrice, mesdames et messieurs membres du CIAEN.

 

La FCPE d’Ile de France ne se satisfait pas des conditions de cette rentrée 2017.

 

Tout d’abord, dans les 3 académies, de nombreux lycéens y compris de moins de 16 ans sont toujours sans affectation, ou avec une affectation ne correspondant pas à la filière de leur choix, ou encore dans un établissement bien trop distant de leur domicile. Il n’est pas acceptable que des centaines de jeunes lycéens franciliens ne puissent retrouver le chemin du lycée dès la rentrée scolaire et vivent avec leurs familles plus de deux mois dans l’angoisse.

Ajoutons que les bacheliers sont dans la même situation, en nombre bien plus important. Et ce contexte post-bac risque de s’aggraver fortement sachant que la hausse démographique des années 2000 atteint actuellement les classes de terminale.

Cette situation démontre des insuffisances en termes de procédures d’affectation, de capacités d’accueil (bâtiments), de nombre de divisions, d’effectifs par classe, de réponses sur les filières en tension (STMG, etc), d’orientation.

Un véritable travail d’aide à l’orientation des élèves doit être mené dès la seconde et durant tout leur parcours au lycée ainsi que dans les 1ères années à l’université.

 

En second lieu, nous déplorons un important manque d’enseignants dans de nombreuses disciplines. La FCPE ne veut pas entendre pour seule réponse qu'il y a une pénurie nationale. Les élèves et leurs familles sont en droit d’avoir un service public d'Education avec des enseignements de qualité dispensés par des professeurs en nombre suffisant et correctement formés.

Outre les postes vacants, nous subissons le fléau des non-remplacements, qui génèrent une rupture dans la continuité du service public, privent les élèves d’un droit à l’accès à la connaissance, creusent les inégalités scolaires et ne permettent pas la même réussite à tous les élèves. Cette situation est massive, généralisée, touche tous les niveaux et toutes les filières.

Pour lutter contre les inégalités scolaires, pour que le service public d’éducation garantisse à tous les élèves la continuité pédagogique, nous exigeons la création de postes et le recrutement de remplaçants formés en nombre suffisant pour assurer les remplacements dès la première heure.

 

Enfin, concernant les transports scolaires, les coûts supportés par les familles pour la carte Imagine’R ont encore augmenté cette année dans certains territoires ou pour certaines catégories d’élèves. C’est le cas en particulier des élèves boursiers de Seine Saint Denis, qui ne bénéficient plus d’aide pour leur abonnement. On note aussi de fortes disparités tarifaires (de 1 à 10) selon les territoires...

Pour permettre l'égalité de mobilité pour tous les élèves, pour leur ouverture sur le monde, contre les discriminations sociales et territoriales, nous, FCPE, demandons la gratuité des frais de transport sur l'ensemble du territoire national pour tous les élèves. Il faut rendre effective la gratuité scolaire, gage de réussite éducative. Le Conseil Régional s’est engagé dans ce sens pour les jeunes en insertion professionnelle, il faut maintenant l’étendre et ainsi concourir à lutter contre le décrochage scolaire.

Quant aux élèves en situation de handicap, certains sont transportés par des compagnies mal équipées ou dont le personnel n’est pas convenablement formé.

 

La FCPE a été alertée sur le fait que les personnels actuellement en contrats aidés effectuant par exemple des missions d’aide à l’intendance, mais surtout d’aide à la vie scolaire, notamment des missions de surveillance au sein des établissements, n’auraient pas leur contrat renouvelé lorsque ceux-ci arriveront à échéance tout au long de l’année scolaire.

Cela représente autant d’adultes qui ne seront plus présents dans les établissements pour effectuer ces missions.

Madame la Rectrice et messieurs les Recteurs, la FCPE vous demande quelle solution va être mise en place afin de palier à la disparition de ces adultes effectuant ces missions dans les lycées d’Ile-de-France ?

 

La FCPE constate encore une fois à cette rentrée scolaire des établissements qui sont en sureffectifs importants par rapport à leur capacité d’accueil des élèves faute de disposer des locaux nécessaires.

Il est extrêmement urgent de lancer les premiers investissements au vu des délais actuels de livraison des extensions et des nouveaux lycées.

La FCPE demande à ce qu’un calendrier d‘exécution des investissements fonciers du Programme Prévisionnel d’Investissement des lycées d’Ile-de-France soit présenté en CIAEN.

 

En ce qui concerne la dotation globale de fonctionnement des lycées, la FCPE regrette qu’il ne soit pas mentionné d’éventuels ajustements possibles en cas d’évolution significative du nombre d’élèves sur un lycée, les effectifs étant calculés sur une augmentation moyenne de 2,4% par rapport aux effectifs à la rentrée 2016.

De même, un ajustement devrait être possible en ce qui concerne la dotation dédiée à l’éducation physique et sportive (EPS) lorsque les frais de location d’équipements sportifs évoluent de façon significative d’une année sur l’autre.

La FCPE demande à ce que figure en annexe (annexe 2 du rapport), établissement par établissement, le pourcentage de CSP de catégorie D ayant servi au calcul de la dotation de solidarité ainsi que les effectifs, surfaces bâties et non bâties ayant servi au calcul de la DGFL (Dotation Globale de Fonctionnement des Lycées).

Finalement, cette dotation présentée au Conseil Régional Ile-de-France ne prend pas en compte l'augmentation du coût de la vie depuis 4 ans et maintient le même crédit par élève.

Pour la FCPE, les prix ont augmenté sur les 4 dernières années, le crédit par lycéen doit donc, au minimum, augmenter d’autant.

 

Merci de votre attention.