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Intervention de la FCPE 92 lors du Conseil Départemental de l’Education Nationale du 17 juillet 2017

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Intervention de la FCPE 92 lors du Conseil Départemental de l’Education Nationale

du 17 juillet 2017

Nous commencerons notre intervention par un cri d'indignation sur ce qui se passe au niveau des Etablissements Régionaux d'Enseignement Adapté (EREA) de Vaucresson et de Garches où sont constatés des fermetures de postes de professeurs éducateurs en internat et où des postes d'infirmières ne sont pas remplacés alors même que les élèves en situation de handicap en ont besoin.

Nous attendons que l'institution scolaire, que vous représentez, Madame la Directrice, se saisisse de ce sujet car le vivre ensemble, ça ne doit pas être qu'un slogan; ça doit avant tout se traduire concrètement dans la vie de tous les jours.

La FCPE 92 souhaite vous alerter sur la dégradation des conditions de transport des élèves en situation de handicap dans ces Etablissements Régionaux d'Enseignement Adapté (EREA), le STIF sous-traitant ces transports à des compagnies mal équipées et dont le personnel est mal formé, contexte pouvant conduire à l’accident.

Les parents d’élèves et la FCPE sont inquiets de la mise en place à la rentrée 2017 du nouveau marché du transport de ces élèves en situation de handicap. En effet, il semble que les aspects économiques et les aspects de diminution du nombre d’interlocuteurs aient été privilégiés dans l’appel d’offre par rapport aux aspects qualitatifs.

Faire des économies est une action tout à fait louable mais dans les faits et donc dans la réalité du quotidien de nos enfants, cela se traduit par des choix de transporteurs dont l’intérêt premier n’est ni la sécurité, ni la sérénité de nos enfants !

Les parents d’élèves et la FCPE sont soucieux de la qualité de cette prise en charge et de l’humanité que requiert ce type de transport.

 

La FCPE 92 souhaite alerter le CDEN sur le fait que plusieurs collèges ont dû ajourner des cours car la température dans les classes devenait dangereuse, le bâti des collèges ne permettant pas d'assurer les cours pendant les fortes chaleurs.

Nous demandons au Conseil Départemental des Hauts-de-Seine de tenir compte de l’aggravation et de la récurrence de ces épisodes caniculaires afin que la rénovation des collèges les plus exposés puisse être menée rapidement.

 

La FCPE 92 souhaite aussi revenir sur le calendrier de communication aux familles de l’affectation des élèves de 3ème dans les lycées qui, cette année, a été faite 2 jours avant le passage des épreuves du brevet des collèges.

La FCPE 92 demande à ce que cette communication soit systématiquement effectuée après le passage des épreuves du brevet des collèges, afin que les élèves puissent rester concentrés sur la préparation de ces épreuves.

 

En ce qui concerne l’affectation des élèves en lycée, la FCPE 92 constate encore une fois qu’une grande partie des lycées d’enseignement général sont saturés et que des élèves restent sans affectation (par exemple : 273 élèves de 3ème cette année, 220 élèves de 3ème l’année dernière) ou sont affectés loin de chez eux après la procédure Affelnet.

La FCPE 92 demande à ce qu’un travail puisse être mené sur les zones de desserte des lycées afin qu’une meilleure répartition puisse être étudiée.

Nous réitérons notre critique concernant une forme de discrimination subie par les lycéens des filières professionnelles. Les commissions d’ajustements des lycées pro arrivent au 2 tiers du mois de septembre. Il semble donc admis et admissible que ces lycéens loupent complétement la période de rentrée dans leur établissement, ce qui vous en conviendrez les leste d'un handicap supplémentaire. La rentrée est une période d’accueil collectif qui précise les règles du jeu, pose les bases de la dynamique de la classe et de l’établissement. Nous réclamons que les ajustements au niveau des lycéens, quelques soient leurs statuts, se fassent selon un calendrier équitable.

De plus, nous regrettons pour la seconde année consécutive que les commissions d’ajustement se tiennent à huis clos, les représentants de parents d’élèves en ayant été exclus, ce qui constitue à nos yeux un retour en arrière dommageable en matière de transparence.

 

En ce qui concerne la mise en place du « 1 enseignant pour 12 élèves » en classes de CP en REP +, nous sommes particulièrement inquiets sur sa mise en œuvre dès la prochaine rentrée. Nous confirmez-vous madame la directrice qu’il s'agirait d'y affecter les enseignants dédiés au dispositif Plus De Maitres Que De Classes de REP + ? D'évidence, leurs effectifs n'y suffiront pas. Sachant qu'il y a pénurie d'enseignants plus généralement, allez-vous mobiliser ceux des REP tout court ? Qu'en sera-t-il des élèves des autres niveaux de classes, CE1 voire CE2, qui bénéficiaient aussi du dispositif Plus De Maitres Que De Classes ?

Tous ces changements interviennent alors que les enseignants remplaçants sont grandement sous numéraires depuis des années déjà dans notre département.

Nous craignons que la continuité et la qualité du service public d'éducation, notamment en Education Prioritaire, soient grandement mises à mal.

 

Enfin, pour finir cette déclaration, nous voudrions vous exprimer la position de la FCPE pour ce qui concerne le point à l'ordre du jour de ce CDEN. La FCPE défend depuis toujours l'organisation de rythmes scolaires qui soient conçus dans l'intérêt supérieur des enfants et pour faciliter leurs apprentissages au sein de l'école de la république.

C'est ainsi que la FCPE s’est battue pendant de longues années pour le retour aux cinq matinées, organisation du temps scolaire plébiscitée par les scientifiques chrono-biologistes, les spécialistes de l’Education et les membres de la communauté éducative. On peut d’ailleurs noter que les cinq matinées sont appliquées dans plusieurs pays européens, le plus souvent avec de meilleurs résultats qu’en France.

C’est en effet durant la matinée que les élèves sont le plus disponibles pour les apprentissages. L’organisation en cinq matinées peut être un excellent levier de lutte contre les inégalités scolaires.

Aujourd'hui, le ministre de l'Education nationale parle de liberté pour les municipalités. Nous pensons que la liberté ne doit pas défaire le cadre national actuel, mis en place par la réforme de 2013.

La FCPE se réjouit de la prise de position du Sénat, dans son rapport de synthèse du 8 juin 2017 “Faire et défaire, en finir avec l’instabilité“ où les recommandations suivantes sont développées :

  • Mener au préalable une évaluation scientifique des conséquences de la réforme sur les apprentissages avant toute décision.
  • Élargir la réflexion à l'année scolaire pour ne pas se limiter à la seule organisation de la semaine.
  • Ne pas revenir à la situation antérieure à la réforme de 2013. La semaine de 4 jours ayant trop d'inconvénients sur les apprentissages des enfants.

La précipitation est toujours une mauvaise chose et ce sujet est trop important pour notre jeunesse. Aucune évaluation ou bilan sérieux n'a été effectué à ce jour.

La FCPE 92 dénonce ce projet mené dans la précipitation qui ne prend pas en compte l’intérêt supérieur des enfants. La FCPE 92 propose aux responsables des politiques éducatives du département de prendre le temps d’une vraie réflexion et d’une concertation éclairée avec l’ensemble de la communauté éducative : parents, enseignants, éducateurs, personnels, partenaires et élus des communes.

C’est pour toutes ces raisons que la FCPE 92 demande aujourd’hui qu’aucun retour à la semaine de 4 jours ne soit autorisé dans le département pour l’année scolaire 2017/2018.

Pour terminer, la FCPE 92 a constaté que les réunions de certains conseils d’école dans les villes souhaitant modifier l’organisation du temps scolaire ne respectaient pas l’article D411-1 du code de l’éducation stipulant que l’ordre du jour du conseil d’école doit avoir été adressé aux membres du conseil d’école au moins 8 jours avant la date de réunion du conseil d’école.

La FCPE 92 souhaite connaître la position de madame la Directrice vis-à-vis de cette irrégularité.

 

Merci de votre attention.