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Retours sur l'assemblée générale du 21 janvier 2017 - les premiers échanges avec les participants

 

Les premiers échanges avec les participantsphoto 5

 

Lors de la 1ère intervention d’une participante, il est mentionné que 21€ pour l’adhésion, c'est trop cher, ça induit une baisse du nombre d’adhérents. Dans certaines communes, c'est difficile pour des familles d'adhérer. L’adhérente indique payer de sa poche certaines cotisations par solidarité.

Elle considère que les parents sont hypocritement éjectés des décisions des établissements. Les établissements font semblant d'écouter les parents puis les court-circuitent. Erosion du droit de représentation. L’engagement FCPE, c'est beaucoup de temps. L’évolution du statut du parent délégué ne concerne que les administrateurs, mais pas les militants de base pour qui il ne reste que les reproches de leur employeur public et privé. Les droits obtenus ne suffisent pas.

Concernant l’adhésion, il est rappelé que l’on peut déduire la revue des parents de la cotisation et donc passer de 21€ à 17,65€. Le Conseil local peut également prendre en charge la cotisation de l'adhérent motivé qui ne peut pas adhérer faute de moyens. Les militants n'ont pas à payer de leur poche.

Concernant la représentativité, hélas même pour les administrateurs, ce n’est pas réglé ! Le CDPE 92 a déclenché la procédure pour le congé de représentation des représentants en CDEN mais il attend toujours l'indemnité de l'EN au bout de 3 ans. Patience, petites victoires, petit à petit à force d'insistance.

 

L’Intervention d’une autre participante rappelle que : oui pour recruter d'avantage d'enseignants, mais non au manque de qualité. La pénurie est telle que beaucoup de candidats n'ont pas le niveau.

Il est important de rappeler qu’enseigner est un vrai métier qui s'apprend et ne s'improvise pas. La position de la FCPE sur ce sujet est ferme. Notre département a un problème majeur de recrutement des enseignants. L’académie de Versailles compte 3800 contractuels. Sans les stigmatiser, ils n'ont pas forcément suivi une formation pour enseigner. Le recrutement reste aléatoire. Le recteur nous a indiqué qu’il était exigé un niveau au moins de Master 1 ; mais on constate qu’il n’y pas d’évaluation de la capacité à enseigner. Les contractuels se retrouvent devant une classe en 2 jours. C’est un problème de fond. L'EN doit se ressaisir.

 

L’intervention suivante d’un participant enchaine sur la formation continue, car le problème n'est pas seulement dans la formation initiale. Les enseignants "anciens" ne sont pas forcément les meilleurs dans un établissement. On constate que très peu d'enseignants semblent suivre des formations continues.

Les bras de leviers sont au niveau de l'EN. Le thème du prochain congrès de juin portera en particulier sur les sciences cognitives et les pratiques éducatives. La FCPE n'a pas pour rôle d'assurer la formation des enseignants !

Dans le secondaire, les formations sont assez courantes, et cela induit des non-remplacements lorsque les enseignants sont en stage !

 

L’intervenant suivant indique avoir demandé le protocole de remplacement dans son établissement, mais se demande comment exiger sa mise en pratique réelle, s’il est possible de l'exiger.

C’est un travail de terrain et de petites fourmis avec les principaux et proviseurs. Les textes prévoient que le chef d’établissement présente en CA les éléments statistiques sur le protocole de remplacement. C'est dans le décret ; souvent les enseignants le prennent mal au début puis y deviennent favorables. C’est un travail de longue haleine comme toutes nos actions.

Il y a 2 ans l'enveloppe du rectorat était énorme et non utilisée, mais maintenant elle commence à être utilisée.

Les habitudes sont à changer. Cela nécessite un réel travail de l'équipe de direction.

A noter que le sujet est particulièrement difficile dans le 92, où ce dispositif est très peu déployé comparé au 95 par exemple.

 

Un autre intervenant fait partager son analyse. De son point de vue, l’une des raisons de la baisse d'influence de la FCPE est les réformes (rythmes scolaires dans le 1er degré et collèges) qui ont mis sur les équipes locales une part accrue de responsabilité, et ont en plus induit disparité, écarts, dégradation globale du service public. La FCPE a eu une position d'explication des réformes, perçue comme un soutien au gouvernement.

Il est mentionné la situation dramatique de la réforme des rythmes dans les écoles de Colombes. Son application à Colombes est excluante : 20 % des élèves en périscolaire le vendredi après-midi dans les quartiers défavorisés, pour 75% dans les quartiers aisés. La volonté de la mairie est de sortir les enfants de l'école. Des poursuites judiciaires ont été engagées par la FCPE ; mais selon nos statuts, seul le conseil départemental de la FCPE peut s'engager, car l'Union Locale et les Conseils Locaux ne sont pas autorisés statutairement à le faire. Donc il a fallu créer une association ad hoc pour pouvoir aller en justice.

Il est parfois nécessaire d’avoir des actions radicales face à des politiques antisociales de certaines mairies ; or la structure FCPE ne peut pas aider les parents militants dans cette démarche.

Il est rappelé que la FCPE a voté contre l'organisation du vendredi après midi en CDEN. C'était, à l’origine, expérimental ; or cela ne l'est plus.

A noter qu’avant la réforme, on ne parlait jamais du périscolaire. La FCPE interpelle les autorités sur ce qui se passe au niveau scolaire dans la réforme. Mais rapidement, le focus reste le périscolaire. La FCPE milite pour la gratuité et l'accès de tous au périscolaire.

La FCPE participe à groupe de travail 92 piloté par le DASEN sur les rythmes, là aussi ça dérive sur le périscolaire et plus rien n’est dit sur le scolaire.

De façon générale, être CONTRE une réforme sur le principe même aurait été une position simple. Pour ces dernières réformes, la FCPE a fait le choix d'être POUR car on pense qu'il faut que cela change, mais en étant vigilante. Etre POUR, c'est s'exposer vis-à-vis des établissements, professeurs, éventuellement des parents. Il est certain qu’être CONTRE est plus confortable.

 

Il est fait part de la situation du collège Paul Bert à Malakoff. Au CA de ce collège, il n'y a pas d'enseignants ! Ils refusent d’y siéger pour exprimer leur désaccord avec la réforme collège. Il doit bien y avoir une 3e voie : position neutre, qui permet de co-construire.

 

Un intervenant complète en indiquant que la FCPE a raison de se positionner sur la partie scolaire de la réforme. Elle a eu raison de s’opposer au décret Hamon qui permettait de déroger à la réforme des rythmes. Il est fondamental que la FCPE prenne position. Il faut s'engager dans la politique de la vie de la cité. On est dans notre rôle lorsqu'on se prononce pour ou contre.

 

Une participante estime que la FCPE 92 et la FCPE nationale ont été « tièdes » par rapport au mouvement des lycées d’éducation prioritaire. Demande pourquoi ?

Les administrateurs départementaux et les adhérents FCPE militent tous les jours pour les conditions de travail des élèves.