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Retours sur l'assemblée générale du 21 janviers 2017 - Intervention de Patrice Beaudou, secrétaire général du CDPE 92

 

Intervention de Patrice Beaudou, secrétaire général du CDPE 92photo 3

 

« Merci Françoise pour cette introduction.

Je souhaitais tout d’abord vous parler des Fonds sociaux que l’Education Nationale met à disposition des collèges du département.

Le DASEN (Directeur Académique des Services de l’Education Nationale) lors du CDEN (Comité Départemental de l’Education Nationale) du 10 octobre dernier a annoncé une forte augmentation des fonds sociaux dans les collèges avec le passage d’un budget global de 269k€ en 2015 à 621k€ en 2016 (soit la multiplication par un facteur 2,31).

Les attributions par collège sont ensuite calculées en fonction des reliquats existants dans les établissements. Il a été fait le choix de favoriser les établissements qui ont une réelle politique sociale et qui utilisent effectivement les fonds sociaux.

Au vu de la situation sociale de certains jeunes, il est prioritaire que ces crédits dédiés à l'aide aux familles en difficulté soient utilisés.

En dehors des dépenses de restauration scolaire, les familles, dans nos établissements, ont aussi d’autres besoins : des fournitures, des vêtements de sport, des sorties scolaires, des voyages scolaires (pour lesquels la participation financière demandée aux familles, rarement calculée sur la base du quotient familial, est parfois dissuasive, et la réticence de certaines familles à solliciter les fonds sociaux peut conduire à la non-participation de leur enfant).

Vous pouvez intervenir en tant que représentants FCPE pour obtenir davantage de transparence sur ce sujet et une complète information des familles.

Nous vous invitons à questionner les directions de vos établissements, lors des Conseils d'Administration et/ou des commissions permanentes sur la politique de votre établissement vis-à-vis des fonds sociaux. Votre établissement doit savoir appréhender les besoins des jeunes et gérer ses fonds sociaux de manière à ce qu’aucun élève ne soit pénalisé par sa situation sociale.

L’établissement est autonome sur l’utilisation de ses fonds sociaux, c’est une commission d'attribution des fonds sociaux interne au collège qui décide de cette utilisation. Vous pouvez demander à y participer, pour inciter votre établissement à s’engager dans une démarche plus solidaire.

 

Le second sujet que je souhaite aborder avec vous est celui de la restauration scolaire dans les collèges du département, plus particulièrement ceux bénéficiant de la Délégation de Service Public, afin de vous communiquer un certain nombre d’informations suite à la réunion que la FCPE 92 a eu avec le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine.

Sur l’ensemble des collèges du Département (56 collèges en DSP, 32 alimentés par une Unité Centrale de Production (UCP), 11 cités scolaires) le taux de fréquentation à la demi-pension est en légère augmentation avec un passage de 64,3% en 2015 à 65,9% en 2016.

Cependant, il y a de très fortes disparités de fréquentation selon les collèges du département avec des taux très faibles (20 à 25%) dans les établissements dont l’environnement social est plus défavorisé et des taux très importants (proches de 90%) pour les établissements dont l’environnement social est plus favorisé.

Ce qui est important pour la FCPE 92 c’est de s’assurer que les enfants mangent.

Nous vous invitons donc à nous faire remonter toute difficulté que vous pourriez constater localement.

Une seconde information est le renouvellement du contrat de concession puisque l’actuel s’arrête le 20 juillet 2018. Le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine a lancé la procédure avec un passage devant les élus, c’est-à-dire les Conseillers Départementaux, puis lancement de l’appel à candidature. Le nouveau contrat aurait une durée de 4 ans.

Lors du renouvellement, 5 collèges de plus verraient leurs cantines alimentées par le Délégataire de Service Public.

Pour terminer sur ce sujet, je vous rappelle que la FCPE 92 a des représentants à la commission des menus qui se réunit régulièrement. Vous trouverez leurs coordonnées sur une de fiches qui sont à disposition.

Est aussi rappelée l’adresse courriel mise en place par le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine afin de pouvoir signaler tout disfonctionnement.

 

La troisième thématique que j’aborderai ce matin concerne les travaux dans les collèges et les lycées du département.

Pour les collèges, il faut savoir qu’entre le temps de lancement d’une consultation et la réalisation-livraison effective des travaux, il faut prévoir une durée d’au moins 5 ans.

Il y a 5 à 10 projets à plus ou moins longs termes actuellement à l’étude par le Conseil Départemental.

En ce qui concerne le programme de mise en accessibilité des établissements publics, le Conseil départemental doit mettre en accessibilité 250 bâtiments dont les collèges.

Un agenda Accessibilité Programmée a été validé en 2015. C’est un programme de 9 ans qui représente un investissement de 45 millions d’euros. Tous les collèges devront donc être accessibles à terme.

En 2015, il y avait déjà 6 collèges rendus accessibles, 5 supplémentaires en 2016, 6 sont prévus en 2017.

Pour les lycées, en vue de préparer la prochaine réunion du CIAEN (Conseil Inter-Académique de l'Education Nationale, prévue en ce début d'année civile) qui devra donner un avis consultatif sur la proposition du Conseil Régional relative à son Programme Prévisionnel d'Investissement dans les lycées, les administrateurs du CDPE 92 (FCPE 92) recensent les besoins en termes de construction, rénovation, ou besoin en équipements lourds des lycées.

N’hésitez pas à faire remonter les besoins que vous identifieriez localement.

Quelques exemples d’indicateurs ou de questions à se poser : quels sont les effectifs réels par rapport à la capacité maximale de l'établissement ? Quelle est la progression d'effectif envisagée ? Y aurait-il des besoins d'investissements en équipements lourds ?

 

Mon quatrième point est relatif à la politique jeunesse du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, plus particulièrement au dispositif PASS 92.

Pour rappel, en début 2016, le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine avait supprimé de son budget primitif la ligne budgétaire du PASS 92.

Le Conseil Départemental mettait en avant une hétérogénéité de la communication des collèges vers les familles sur ce dispositif pour en justifier sa suppression.

Le PASS 92, alors d'un montant de 70 €, et qui existait depuis 10 ans, permettait d'aider les familles à financer des activités culturelles, artistiques, sportives, ou encore d'aide aux devoirs des jeunes collégiens.

La FCPE 92 ainsi que d’autres étaient alors montés au créneau pour défendre ce dispositif.

La FCPE appelait le Conseil Départemental à le maintenir et à faire une analyse de terrain de l'utilisation du PASS 92, d'une part au travers des chiffres, collège par collège, de son utilisation effective, et d'autre part en se rapprochant des associations qui connaissent l'importance de ce dispositif pour certains jeunes.

 

La FCPE demandait que :

· ce dispositif soit revalorisé, car depuis sa création il était toujours du même montant,

· une communication plus efficace en direction des familles, pour faciliter l'accès de tous à ce dispositif.

Le dispositif a finalement été maintenu pour 2016.

Le Conseil Départemental a mis en place un groupe de travail qui s’est réuni à 4 reprises.

 

Au final, le Conseil Départemental nous a communiqué les informations suivantes :

  • Le montant d’aide accordé aux familles de collégien va passer de 70 € à 80 € et à 85 € pour les élèves boursiers.
  • Cependant, cette somme sera répartie en deux, une partie pour une activité sportive et une partie pour une activité culturelle. 60 € pour la première activité et 20 € (ou 25 € pour les boursiers) pour la seconde, le choix entre culture et sport étant du ressort de la famille. Mais cela implique la pratique de deux activités pour bénéficier de l’ensemble de l’aide.
  • L’inscription continuerait à se faire par Internet et donc avec les limitations que cela implique pour les familles n’ayant pas d’accès Internet.
  • Finalement, même si le dispositif pourrait s’appeler la «carte collégien multi-services » il n’y aurait pas de carte physique mais seulement deux porte-monnaies électroniques dématérialisés ainsi que l’accès aux « Bons Plans du département ». A termes, la carte de cantine du collégien pourrait devenir le support de ce dispositif.

 

Nous avons donc de gros doutes sur le fait qu’il y ait une amélioration de l’accès de tous à ce dispositif.

Cependant, nous vous invitons à rappeler régulièrement aux parents des collégiens l’existence de ce dispositif.

 

Pour terminer, le cinquième point est relatif à la politique jeunesse du Conseil Régional Ile-de-France, plus particulièrement à la mise en place de tests salivaires dans les lycées.

Pour rappel, en mai 2016, le Conseil Régional a adopté le financement de tests salivaires dans les lycées. Cette mesure serait mise en œuvre par les proviseurs. La Région avançait la lutte contre le décrochage scolaire qui, de son analyse, serait lié aux addictions à la drogue, à l’alcool, voire aux jeux vidéo.

La FCPE 92 a toujours rappelé que toutes les études réalisées sur les causes du décrochage scolaire ne démontrent pas de corrélation systématique avec des addictions.

De plus, le supérieur hiérarchique du proviseur est le Recteur et de tels dispositifs de contrôle ne relèvent ni de la compétence de la Région, ni de celle l’Education Nationale.

Pour terminer, pour l’enfant mineur, l’accord des parents est obligatoire, et de tels tests relèvent du secret médical.

La FCPE 92 vous appelle, de nouveau, en tant qu’adhérents, élus en conseil d’administration des lycées, à vous opposer à la mise en place de ces tests salivaires.

Je vous remercie pour votre attention et je vais passer la parole à Ahlam. »